Compte-rendu Japon : Japonaiseries – Les transports Japonais

Bon allez, ça doit faire quoi ? 6 mois que je n’avais pas fait de billet Japonaiseries ? Ben le voilà 

Ce billet sera donc dédié aux transports Japonais. Comme vous pourrez le constater, le Japonais utilise les mêmes moyens de transports que nous sauf que l’on constate des différences assez notables et ce assez rapidement.

Tout ce qui va suivre est bien sûr exagéré et est basé sur mon expérience personnelle lors d’un voyage de 3 semaines, donc pas forcément représentatif. Voyez ça comme la vision de ce que j’ai pu avoir (même si à mon avis y a quand même pas mal de vérités dans le fond là-dedans  )

1) L’avion

L’avion est bien évidemment le premier contact que j’ai eu lors de mon voyage. J’avais pris la compagnie Japonaise « Japan Airlines » et voici ce que j’ai retenu.

– je ne sais pas si c’était une impression mais j’ai trouvé les sièges de mon Boeing 767 vraiment inconfortables. Les sièges en eux-même n’avaient pas grand chose à se reprocher mais j’ai eu l’impression que l’espacement entre eux était plus faible que dans les autres 767 dans lesquels j’ai déjà pu monter. Je me demande si c’est pas parce que les mesures sont taillées pour les Japonais, car avec mes 2 amis, on n’a pas arrêté de se tortiller dans tous les sens afin de trouver la meilleure position… qui ne durait jamais plus de 3 minutes 

– le truc sympa avec les compagnies Japonaises c’est qu’on y retrouve des films d’animation. Ainsi c’est dans l’avion que j’ai pu voir Summer Wars sorti à peine quelques mois auparavant là-bas et qui a bien mis 8-9 mois avant de débarquer en France.

Bon sinon j’ai rien de spécial à ajouter sur l’avion, ce n’est pas forcément dedans qu’on y trouve les spécificités Japonaises 

2) La voiture

En réalité je ne pourrai pas vraiment vous détailler comment les Japonais conduisent puisqu’on est jamais monté dans une voiture pendant le voyage mais je peux tout à fait vous donner ma vision en tant que touriste piéton.

– il faut savoir que le sens de circulation au Japon est comme en Angleterre, à savoir à gauche. Donc faites bien attention quand vous traversez à bien regarder du bon côté de la route ! 

– de ce que j’ai pu en voir, les conducteurs ont l’air également assez respectueux des codes de la route.

– sinon un truc présent au Japon ainsi que dans certains autres pays (Allemagne ou Canada par exemple) et que l’on n’a pas du tout chez nous  : LE CIVISME DES PIETONS !
Là-bas, dans la très grande majorité, les gens respectent la signalisation piéton, et ça, ça choque quand on est habitué à la vie Parisienne O.O
Là-bas, pas de piétons qui prennent la route pour un danmaku géant, qui s’amusent à frôler les voitures ou autre.


Du coup on comprend mieux pourquoi ils ont choisi la grenouille pour ce jeu… 

D’ailleurs je ne sais pas si c’était spécifique à mon voyage mais lorsque l’on veut traverser sur des passages piétons sans feux particuliers, les conducteurs sont d’habitude assez enclins à vous laisser passer, ça c’est plutôt cool. 

Ah oui et en dernière remarque, même quand il n’y a aucune voiture et que le feu est rouge, très peu de Japonais osent quand même traverser. Si vous êtes touriste et que vous le faites quand même (pulsions Françaises, tout ça), attendez vous à subir des dizaines de regards fixés sur vous pendant que vous bravez l’interdit 

3) Le vélo

Alors là y a pas à tortiller, le vélo au Japon, c’est MEGA-LOURD… quand vous êtes piétons XD
Pour des raisons que j’ignore, les cyclistes nippons ont pour habitude de rouler… sur les trottoirs. Les automobilistes ont pourtant l’air moins chauffard qu’ici donc je ne vois pas de quoi ils ont peur.

Toujours est-il que cette habitude n’est pas pratique du tout lorsque vous êtes à pied car autant éviter les vélos qui viennent en face n’est pas trop un souci, autant les vélos qui viennent de derrière sont horriblement chiants  Vous vous prenez des « dring dring » en permanence et votre hantise est de vous décaler et vous mettre sur la trajectoire d’un vélo qui ne s’est pas annoncé et est en train de vous dépasser.

Bon par contre je vous avouerai que dès par contre qu’on enfourche à notre tour un vélo, on oublie tout ça et on fait exactement comme eux 


VENGEANCEEEEEE !!!!!

4) Le bus

Bon pour le bus, je n’ai pas grand chose à dire. Ah si y a juste que l’entrée se fait à l’arrière et que la sortie se fait à l’avant. C’est d’ailleurs au moment de sortir que l’on paie, lorsque l’on passe à côté du chauffeur.

5) LE TRAIN

Bien entendu, voici le plat de résistance de ce billet. Je n’aurai pas pu le finir sans parler des transports ferroviaires au Japon, que ce soit métro ou train. Ils partagent tous 2 plusieurs caractéristiques :

– ILS SONT CHERS, et ouais, comme toutes les compagnies sont privées, les tarifs sont beaucoup plus élevés qu’en France. Là-bas pas d’abonnements mensuels ou de trucs permettant d’avoir de grosses réductions.Vous avez le droit à des cartes magnétiques mais qui n’ont pas d’autre utilité que de servir de porte-feuilles électronique et vous éviter ainsi de sortir des pièces.
D’ailleurs il est très courant là bas de payer au nombre de stations effectuées, il vous faudra donc souvent vérifier à l’avance sur le plan affiché à chaque gare/station, le montant de votre trajet suivant là où vous descendrez.

– ILS SONT PRECIS ! Ben oui parce qu’il fallait bien une contrepartie au prix. Là bas, la scène qui suit n’aura par exemple jamais un dénouement favorable à nos 2 petites touristes :


Espérance vaine, un train Japonais est quasiment tout le temps à l’heure !

Un train au Japon qui doit partir à 19h38 partira à 19h38, c’est net et précis ! Alors qu’en France on sait très bien qu’un train qui doit partir à 19h38 est en réalité un train qui peut partir à partir de 19h38 (ça fait beaucoup de partir x) …

– ILS SONT PROPRES ! Et ça, c’est vraiment mais alors vraiment un truc qu’on apprécie quand on va chez eux.
Pas d’odeur de « fluides naturels et jaunâtres », pas de canettes qui roulent et qui font des va et vient, pas de journaux coincés entre les sièges, pas de chewing gum collés sur les bords des vitres. Même qu’on voit à travers les vitres car y a pas de tag entier qui recouvre tout le wagon ou de gravures… Ici, même quand on a des trains neufs, des crétins se sentent obligés de le baptiser en bonne et due forme… Faudrait leur couper les mains è_é

Parfois les trains Japonais sont effectivement décorés, mais bon on parle de pubs souvent bien foutues, qui vantent un café, le dernier jeu vidéo à la mode ou autre. Alors que chez nous, c’est… moins mercantile dirons nous 

– sinon un peu comme lorsqu’il s’agit de traverser, les Japonais sont plutôt ordonnés sur les quais. Sur chaque quai on peut trouver des marques au sol situant les portes et permettant ainsi de laisser un couloir pour que les gens puisse sortir et des lignes où attendre donc de part et d’autre de ce couloir. On évite ainsi le syndrôme français « je m’en fous je force et j’essaie de rentrer sans laisser les gens le temps de descendre »



Y a bien des marquages au sol en plus chez nous parfois sauf que comme les trains ne les respectent même pas 

– je n’ai pas testé personnellement ce point (mais ma cousine l’a fait  ) mais il paraît qu’au Japon, quand on oublie quelque chose dans le train, on a de très grandes chances de le retrouver et ce même si ce que vous avez perdu était de grande valeur (genre un ordi portable).

Et enfin, la question métaphysique du jour !

Pour finir je vais vous parler d’une dernière chose qui montre la différence de philosophie entre la France et le Japon en ce qui concerne les portiques des gares.

Au Japon, les tourniquets ou les portes sont ouvertes par défaut.
Quand on valide son pass, si tout est en règle, les portes restent ouvertes et on peut passer.
Au contraire, si le billet a un problème, les petites portes se referment. Et il faut retourner aux machines ou auprès de la billetterie pour se mettre en règle :

Il faut savoir que les portes sont juste là pour vraiment signaler que l’accès est refusé. Mais en réalité elles sont si petites qu’on pourrait sauter par dessus sans problèmes. Sauf qu’au Japon, la fraude est assez peu présente. La présence seule d’un contrôleur au niveau des portiques suffit à dissuader.

Bref ce système est assez peu contraignant au niveau des usagers, il favorise le comportement « réglo » de 99% des gens car il permet d’accepter de grand flux de personnes au niveau des portiques. En effet, on perd en général assez peu de temps aux portiques au Japon.
Le pourcentage de fraude est faible et tout le monde est content. 

Mais bien évidemment on sent que ce système ne peut marcher que parce que quasiment tout le monde joue le jeu et paie son transport car ce ne sont pas les barrières minuscules qui pourraient empêcher les gens de sauter par dessus. 

En France par contre on pourrait se dire qu’un tel système est impensable… la SNCF et la RATP préfèrent mettre de bonnes grosses portes bloquantes et bien solides. Mais au final est-ce que c’est si efficace que ça ?

Comme sûrement plusieurs d’entre vous ont pu le tester, non ce n’est pas efficace. De base le système est contraignant pour les usagers « réglo » puisqu’il est fermé par défaut. De plus le système a beaucoup de ratés et on ne compte plus le nombre de fois où la porte se referme sur notre figure alors qu’on avait un billet valide. 

Alors bien sûr les portes fermées et bien hautes c’est pour empêcher de base les gens de frauder, mais on se rend finalement compte que ça n’arrête personne. Soit les fraudeurs sautent par dessus quand ils peuvent, soit ils demandent carrément de passer en même temps qu’un usager « réglo ». Non en fait les portes au final font juste chier les utilisateurs normaux en plus de créer des bouchons au niveau des portiques…

Faisons un rapide résumé :
– au Japon, 99% d’usagers réglos, on a un système qui est de base fait pour eux : les petites portes sont ouvertes, et au final le restent la plupart du temps et ne font pas de mouvements inutiles.

– en France, même si on ne considère que 70% d’usagers réglos, on a un système fermé de base (qui fait donc chier les 70% qui paient) et qui en plus n’empêchent pas les 30 autres % de frauder. Résultat, les portes passent leur temps à s’ouvrir et à se fermer et c’est ce qui entraîne les erreurs de type : « je te claque la porte au nez malgré ton billet valide ».

A méditer donc